THE WONDERfools
2026- 8 épisodes- Netflix
Enfin une série dont je n’ai pu me décoller jusqu’à l’atterrissage !
The Wonderfools, dont le titre nous dit déjà beaucoup du sujet, sorte de merveilleux imbéciles, merveilleux paumés (ne m’insultez pas si ce n’est pas la meilleure des traductions, je ne suis pas précisément bilingue, ni même quelque chose qui s’en rapprocherait, mais Google est mon ami ?) vaut beaucoup pour son ambiance, un mélange de La famille Adams (personnages farfelus voire grotesques, musique du générique…) avec une pincée de Stranger Things (le groupe d’enfants, ambiance rétro) et Umbrella Academy (ambiance fin du monde et superpouvoirs).
La série commence avec le personnage de Eun Cha-ni (excellemment interprétée par Park Eun-bin), dont on perçoit immédiatement le côté marginal. Puis elle met ses écouteurs et on entend la fameuse chanson Creep de Radiohead, elle-même parfaitement assortie à ce personnage un peu étrange et qui semble un peu hors du monde, tel un zombie aux yeux cernés. D’ailleurs, elle apprend aussi sec sur le « I don’t belong here » de Thom Yorke qu’elle n’en a à priori plus pour longtemps. Dans les rues, les partisans d’une Eglise locale prêchent pour convertir les passants, dans l’idée de les sauver de l’apocalypse, rien de moins…
L’histoire, je vous la résume en une phrase, le reste sera le plaisir de la découverte : Année 1999, une bande de loosers se retrouvent avec des superpouvoirs et au prise avec des super vilains qui font d’étranges expériences…
L’ambiance est déjantée, foutraque, le scénario déborde d’inventivité, le tout est rythmé et mouvementé, on ne s’ennuie jamais. L’humour est omniprésent, honnêtement je pense que mes voisins ont dû me maudire tant j’ai ri bruyamment. La musique est parfaitement en accord, souvent utilisée de façon millimétrée, dans une mise en scène rythmée qu’on sent perfectionniste et très réussie. Comme dans la scène d’anthologie de la fin de l’épisode 6 (enfin gageons qu’elle le deviendra, forcément…) où on a le droit à un spectacle ahurissant, de nouveau sur l’envoûtante chanson Creep. Les lumières s’éteignent, puis se rallument et là jeu de lumière, le spectacle commence, explosif, chaotique mais orchestré comme un ballet magnifique. La mise en scène est incroyable de précision et de poésie baroque, autour d’un joli plan-séquence. J’étais seule chez moi, j’ai applaudi.
Les acteurs, dont beaucoup que je ne connaissais pas, incarnent parfaitement leur rôle, mais c’est pour moi Park Eun-bin qui illumine le plus ce drama de son énergie déjantée. J’adore également son look, un peu rétro, bien grunge, et sa coiffure vaguement désordonnée et pourtant si seyante, je la trouve particulièrement belle. Quant à Cha Eun-woo, il s’en sort vraiment bien dans ce rôle un peu décalé, lunettes sur le nez, mais j’aurais aimé qu’on le pousse (ou qu’il se pousse ?) encore un peu plus en dehors de sa zone de confort, en dehors de son côté « lisse ».
Sur le thème, je pense qu’on peut dire sans se tromper que cette série met à l’honneur les marginaux, ceux qui peinent à trouver une place dans la société ou à s’y sentir intégré. Et le drama nous dit que l’on peut tous trouver notre place, parfois cela prend plus de temps, parfois on reste un peu à la marge, mais nous avons tous notre légitimité à exister. Comme le dit Eun Cha-ni « Certaines personnes sont différentes. D’autres trouvent leur voie sur le tard. D’autres encore préfèrent rester dans l’ombre. Mais dans tous les cas, personne ne doit penser qu’il n’est rien ».
Vous l’aurez compris, je recommande à 1000% cette série joyeuse et déjantée, qui m’aura aimantée du début à la fin. D’ailleurs, en parlant de fin, en est-ce vraiment une ? Les derniers instants laissent à mon sens la porte ouverte à une possibilité de suite…To be continued ?
Je l’espère en tout cas.
So Drama
Crédit image : Netflix
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